🎧 Guerre en Iran et immobilier : faut-il s’inquiéter ?
Avec près de 925 000 transactions, des taux stabilisés autour de 3 à 3,5 %, et surtout le retour progressif des banques, le marché semblait enfin sortir de la zone de turbulences.
Mais comme le souligne Le Grand Angle Éco sur RTL, cette reprise reste fragile et particulièrement sensible à un facteur qu’on sous-estime souvent : la géopolitique !

Aujourd’hui, les tensions au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, réintroduisent une incertitude qui peut peser sur l’équilibre retrouvé.
À première vue, le lien avec l’immobilier français peut sembler indirect…
Et pourtant, la mécanique économique est bien connue : lorsque la région se tend, les marchés anticipent immédiatement une hausse du pétrole et du gaz.
Résultat, les coûts de l’énergie repartent à la hausse et cette hausse se diffuse rapidement à l’ensemble de l’économie : transport, production, matériaux, charges des ménages…
C’est précisément à ce moment-là que l’immobilier devient vulnérable !
Si l’inflation remonte ou se maintient durablement, les banques centrales freinent la baisse des taux. Les taux de crédit immobilier restent donc élevés plus longtemps, voire peuvent repartir légèrement à la hausse.
Et c’est là le point clé : moins de crédit accessible, c’est mécaniquement moins d’acheteurs solvables. Les ménages empruntent moins, les banques redeviennent plus sélectives et certains projets sont reportés. Le marché ne s’effondre pas forcément, mais il ralentit.
Alors, est-ce le moment d’acheter ? Oui, mais à condition d’avoir un financement solide, une vision long terme et un bien idéalement situé, correctement négocié.
Dans ce contexte, l’immobilier reste avant tout une décision patrimoniale et de projet de vie, plus qu’un pari de court terme.
Est-ce le moment de vendre ? Oui, si le bien est attractif et bien positionné car la demande est revenue depuis 2024-2025 et les acheteurs sont encore présents.
En résumé, la guerre en Iran ne déclenche pas directement une crise immobilière mais elle agit comme un facteur de tension économique en cascade : pétrole en hausse, inflation qui repart, taux qui restent rigides, crédit plus difficile… et un marché immobilier qui perd en fluidité.
🎙️ Pour en parler, notre Président Charles Marinakis est intervenu dans Le Grand Angle Éco sur RTL aux côtés de Martial You, pour débattre de cette question centrale : la guerre en Iran va-t-elle faire replonger le marché immobilier ?
👉 L’émission est à écouter ici : https://www.rtl.fr/programmes/le-grand-angle-eco/7900619452